ALYF x IFLRY : Déclaration commune sur la crise des libertés politiques au Burkina Faso et en Guinée

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L'International Federation of Liberal Youth (IFLRY) et l'Africa Liberal Youth for Freedom (ALYF) expriment leur grave préoccupation et leur profonde consternation face à l'érosion accélérée de l'espace démocratique au Burkina Faso et en Guinée.

Au Burkina Faso, l'adoption par l'Assemblée législative de transition, le 9 février 2026, d'un projet de loi visant à dissoudre l'ensemble des formations politiques et à abroger la Charte des partis de 2001 marque une régression historique sans précédent de la démocratie.

En abolissant le cadre légal du pluralisme, les autorités de transition portent un coup direct aux fondements mêmes d'une société libre.

Parallèlement, en Guinée, la dissolution brutale de quarante partis politiques dans la nuit du 6 au 7 mars 2026, ciblant spécifiquement des forces d'opposition majeures telles que l'UFDG, le RPG et l'UFR, constitue un verrouillage alarmant de la vie publique, intervenant à peine quelques mois après l'élection présidentielle.

L'IFLRY et l'ALYF rappellent qu'une démocratie en bonne santé ne saurait exister sans pluralité des voix et sans le droit fondamental de s'organiser politiquement.

Nous exprimons notre pleine solidarité avec les militant·es, les organisations de la société civile et les citoyen·nes qui aspirent à exercer leurs droits civiques malgré le risque de représailles.

En conséquence, nous appelons les autorités du Burkina Faso et de la Guinée à rétablir les libertés d'association et d'expression et à engager un dialogue sincère afin d'assurer un véritable retour à un ordre constitutionnel respectueux de la volonté souveraine du peuple.