Déclaration de l'IFLRY sur la situation politique et des droits humains en République d'Ouganda

STATEMENT
·

L'International Federation of Liberal Youth (IFLRY) prend note avec une vive préoccupation des évolutions politiques et des droits humains en République d'Ouganda à la suite des élections générales du 15 janvier 2026.

L'IFLRY est particulièrement préoccupée par des informations indiquant que le processus électoral s'est déroulé dans un environnement qui a fortement restreint les libertés fondamentales. La décision des autorités ougandaises d'imposer une coupure d'Internet à l'échelle nationale dès deux jours avant le scrutin est particulièrement inquiétante. De telles mesures portent atteinte à la liberté d'expression, à l'accès à l'information et à la participation citoyenne, et sont incompatibles avec les principes de transparence et de crédibilité qui fondent des élections démocratiques.

L'IFLRY est également alarmée par des informations faisant état d'un renforcement de la présence sécuritaire et militaire autour du domicile de l'Hon. Robert Kyagulanyi (Bobi Wine), notamment le déploiement signalé de personnels militaires et d'une surveillance aérienne. Les allégations circulant quant à une éventuelle détention illégale ou restriction de mouvement de l'Hon. Kyagulanyi et de son épouse sont profondément préoccupantes. Tout en reconnaissant que les informations continuent d'émerger, la gravité de ces signalements exige une clarification urgente de la part du gouvernement ougandais et un plein respect du droit à un procès équitable et de l'État de droit.

En outre, l'IFLRY exprime son inquiétude face aux informations selon lesquelles le dirigeant de l'opposition Dr Kizza Besigye reste en détention dans des conditions largement remises en cause par les observateurs des droits humains. Les arrestations, détentions et actes d'intimidation continus à l'encontre des figures de l'opposition reflètent une tendance plus large à la répression politique, incompatible avec la gouvernance démocratique.

L'IFLRY se tient solidaire du peuple ougandais, qui continue de faire face à la peur, à l'incertitude et à des restrictions de ses libertés fondamentales. Aucun citoyen ne devrait être soumis à l'intimidation, à la coercition ou à la violence pour avoir exercé ses droits constitutionnels et démocratiques. Nous rappelons que le respect de la démocratie, de l'État de droit et des droits humains n'est pas optionnel : ce sont des obligations contraignantes au titre des cadres juridiques régionaux et internationaux auxquels l'Ouganda est partie. L'IFLRY appelle donc la Communauté de l'Afrique de l'Est (EAC), l'Union africaine (UA) et les Nations Unies (ONU) à se saisir d'urgence et activement de la situation en Ouganda, notamment par le suivi, le dialogue et toutes les mesures appropriées pour garantir la protection des droits humains, des libertés civiles et des normes démocratiques.

L'IFLRY continuera à suivre de près les évolutions et à se prononcer fermement en défense de la liberté, de la démocratie et de la dignité humaine sur l'ensemble du continent africain. Nous appelons également nos organisations membres et nos partenaires à sensibiliser leurs partis politiques et leurs institutions parlementaires à la situation en cours en Ouganda.